dimanche 29 mars 2020

Appel à contributions pour le 2e numéro de la Revue d'histoire culturelle XVIIIe-XXIe siècles (ADHC)

Appel à communications-
Histoire culturelle des relations entre Juifs et Arabes en Palestine / Israël

La Revue d’histoire culturelle (XVIIIe – XXIe siècles) est heureuse de lancer un appel à communication en vue d’un dossier consacré à l’histoire culturelle des relations entre Juifs et Arabes en Palestine / Israël, de la fin du 19e siècle au début du 21e siècle. Les responsables de ce dossier à paraître dans le numéro 2 de la revue sont Avner Ben-Amos (Professeur à l’Université de Tel-Aviv) et Vincent Lemire (Directeur du CRFJ, Centre de recherche français à Jérusalem, CNRS). La revue publie des articles en français et en anglais.
Longtemps, l’approche dominante concernant l’histoire des relations entre Juifs et Arabes en Palestine / Israël a privilégié les outils de l’histoire politique, diplomatique et militaire. Cette approche mettait particulièrement en valeur les relations de pouvoir entre les deux mouvements nationaux – sioniste et palestinien – et les analysait de façon surplombante, en examinant les profils de leurs leaders politiques, diplomatiques et militaires, et en s’attardant sur les moments de confrontation violente. Les historiens qui adoptaient cette perspective considéraient que les deux communautés nationales étaient monolithiques et que les frontières entre elles étaient parfaitement étanches.
Depuis quelques années, on assiste à l’émergence d’une nouvelle tendance, qui consiste à étudier “par en bas” les relations entre Juifs et Arabes en Palestine / Israël, en observant particulièrement les manifestations de la culture populaire et les pratiques de la vie quotidienne. Cette nouvelle piste de recherche met également l’accent sur les fractures internes à chacune des communautés nationales et sur les occasions de coopération qui peuvent ponctuellement relier les membres de chacune de ces deux communautés, en particulier sur des enjeux de genre, de classe ou de langues. Ce numéro spécial de la Revue d’histoire culturelle est destiné à nourrir ce renouvellement historiographique. Les contributeurs devront cependant garder à l'esprit que le domaine culturel est constamment imprégné de relations de pouvoir, même si ces relations ne sont pas nécessairement un simple reflet du champ politique.
Nous invitons donc les contributeurs à soumettre des propositions d’articles qui examinent l’histoire des relations culturelles entre Juifs et Arabes en Palestine / Israël à travers des situations concrètes, des productions matérielles et des objets culturels bien spécifiques, tels que les loisirs, l'éducation, le patrimoine (y compris l'archéologie et les monuments historiques), la langue, la littérature (y compris l'édition et la traduction), le théâtre, la publicité, la gastronomie, le sport, en tenant compte des interactions complexes entre domination, appropriation, coopération et hybridation.

Échéancier :
- Soumission d’un résumé (200-250 mot) et d’une notice bio-bibliographique avant le 1er mai 2020.
- Notification aux auteurs sélectionnées : 15 mai 2020.
- Soumission des articles complets (6000-9000 mots) : 30 septembre 2020.
- Soumission finale : 15 janvier 2021
- Publications : mars 2021
Les résumés doivent être envoyés à revuedeladhc@gmail.com
La Revue d'histoire culturelle (XVIIIe-XXIe siècles) est la revue de l’Association pour le Développement de l'Histoire Culturelle.
Site de la revue : http://www.adhc.asso.fr/-Revue-de-l-ADHC-.html

mardi 14 janvier 2020

Séminaire de l'Atelier Images-Sons-Mémoires à Lyon le 20 janvier 2020

Le séminaire Cultures sonores et cultures sensibles de l’Atelier Images-Sons-Mémoires reprend ses travaux
Lundi 20 janvier  de 14 à 17 heures aura lieu la séance (initialement programmée en décembre et annulée en raison des grèves)
Lieu  salle André Frossard, MSH Lyon, 14 avenue Berthelot, Lyon
Intervenant-e-s

Laurence Guignard,  Université, CRULH (Centre de recherche lorrain d’histoire) et ANR AmateurS. Amateurs en sciences (1850-1950): une histoire par en bas.

 Visualiser la lune : entre science professionnelle et productions amateures (1610-1900)

Laurent Baridon (Lyon 2-Larhra) , La montagne des architectes : alpinisme amateur et imaginaire géologique (1874-1919)

Vous y êtes cordialement invité-e-s
Laurent Baridon-Evelyne Cohen-Anne-Marie Granet

dimanche 15 septembre 2019

Séminaire Culture et Communication-La Culture à la télévision

 « Culture et Communication - La culture à la télévision »
Séminaire 2019-2020

En 2019-2020, le séminaire poursuivra ses recherches sur les relations entre médias, culture et communication en France et dans le monde. On présentera des médias étrangers afin de mieux cerner les spécificités et les référents culturels : la télévision britannique souvent présentée comme le modèle des télévisions ; la radio-télévision israélienne des années 1960 à nos jours.

On s’intéressera au développement des circulations internationales de modèles et de programmes audiovisuels, aux transferts culturels et économiques. On poursuivra les investigations sur les politiques audiovisuelles, les débats qu’elles ont suscités ainsi que leur mise en œuvre. On se penchera sur le rôle et l’action dans le domaine audiovisuel de grands acteurs des politiques culturelles comme Jack Ralite, ancien ministre, sénateur, maire d’Aubervilliers.

Ce séminaire initié par le Comité d’histoire du Ministère de la Culture depuis 2016 est placé sous la direction scientifique d’Évelyne Cohen, professeure des universités, Enssib/LARHRA (UMR CNRS 5190) et réalisé en partenariat avec l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). Il est ouvert à un public double : les spécialistes, chercheurs en sciences de l’information et de la communication ou en histoire et sociologie de la culture et leurs étudiants ; mais aussi le cercle plus large des professionnels intervenant dans le domaine des médias, des politiques et de la médiation culturelle.

Programme
La BBC et le "modèle britannique"
03 octobre 2019

Catherine Smajda, chargée de mission auprès du ministre de la Culture et ancienne responsable de la stratégie à la BBC

La radio et la télévision en Israël du procès Eichmann à nos jours
14 novembre 2019

Annette Wieviorka, historienne, Directrice de recherche émérite au CNRS
« La médiatisation du procès Eichmann. »
Avner Ben-Amos, historien, professeur d'histoire de l'éducation à l'université de Tel-Aviv
« Télévision et mémoire nationale en Israël: L’émission “Une Telle Vie”, 1972-2001. »


« Penser les enjeux culturels de l’internationalisation de la télévision : des années 1960 à aujourd’hui »
16 janvier 2020

Tristan Mattelart, professeur en sciences de l’information et de la communication, Université Paris 2 Panthéon-Assas

Bernard Faivre d'Arcier, ancien directeur du festival d’Avignon, membre du Comité d’histoire
« La chaîne culturelle Arte et ses programmes. »

Jack Ralite et l’audiovisuel
27 février 2020

Évelyne Cohen, professeure des universités, Enssib/LARHRA (UMR CNRS 5190)

Claudine Joseph, secrétaire générale des États Généraux de la culture

Serge Regourd, Université Toulouse-I-Capitole, président de la Commission Culture et audiovisuel du Conseil régional d’Occitanie

Jack Ralite, l’audiovisuel et les États Généraux de la Culture
19 mars 2020

Laurent Fleury, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot
« Les États Généraux de la Culture : Jack Ralite et l'esprit de résistance. »
Yves Jeuland, cinéaste
« Présentation du film "Jack Ralite, Rouge tendre" (2018). »

La Chronologie des médias
23 avril 2020

François Hurard, Inspecteur général des affaires culturelles, ancien directeur du cinéma (CNC)

Marie-Christine Leclerc-Senova, ancienne directrice des affaires juridiques et internationales de la Scam

Avec Hubert Tilliet, Direction des Affaires Juridiques et des Contrats Audiovisuels SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatique) :
« Les évolutions du droit d’auteur à l’heure des services en ligne. »
Cette intervention traitera des mutations consécutives à l’apparition de Youtube, Netflix, Amazon, etc.
 
ation[plan]

Inscription obligatoire (libre et gratuite dans la limite des places disponibles) en remplissant le formulaire
Informations :
comitehistoire@culture.gouv.fr

vendredi 26 juillet 2019

Congrès de l'association pour le développement de l'histoire culturelle le 28 septembre 2019

Prochain Congrès de l'association de l'histoire culturelle (ADHC) le 28 septembre 2019
Lieu Centre d’histoire sociale des mondes contemporains Université Paris1- Adresse : 9 rue Malher 75004 Paris
▪ 9 h : Accueil des participant-e-s
▪ 9 h 15 : Assemblée générale présidée par Pascal Ory - Rapport moral et financier
▪ 9 h 45 : Actualités de l’histoire culturelle
10 h 30 - 12 h Conférence d' Emmanuel Fureix (PR Université Paris Est- Créteil)
L’iconoclasme : une histoire politique du regard
L’iconoclasme ne se réduit pas à une querelle religieuse des images. A partir de la Révolution française, il devient un mode de régulation de tous les signes visuels perçus comme intolérables ou blessants. Centrée sur le XIXe siècle mais en écho avec le présent, cette conférence propose une réflexion sur les interactions, en situation, entre des « regardeurs » et des signes conflictuels
- 12h-13h45 Déjeuner. S’inscrire svp auprès de evelyne.cohen@wanadoo.fr
- 14h-16h : Table ronde animée par Jean-Sébastien Noël (MCF Université de la Rochelle) avec Christophe Granger, Béatrice Joyeux-Prunel et François Robinet. Cette table-ronde entend opérer un pas de côté vis-à-vis des problématiques strictement scientifiques pour interroger les conditions institutionnelles, politiques et financières de la recherche en histoire culturelle, comme les évolutions récentes de la fonction d’enseignant-chercheur.
Un certain nombre d’études ont d’ores et déjà cherché à analyser et à resituer dans son contexte la « crise de l’université française » (François Vatin, Antoine Vernet, 2009) à défaut de dénoncer une entreprise de « destruction » institutionnelle (Granger, 2015), conduisant à tourner le dos aux fondements d’une culture universitaire héritée des dernières décennies du XIXe siècle, voire des périodes antérieures, qu’il s’agit toutefois de ne pas essentialiser (Charle, 2012).
Aussi s’agit-il de considérer, d’une part, les effets des mutations récentes de la profession d’enseignant-chercheur, considérant à la fois la pénurie des recrutements et le recours accru aux contrats précaires (« La CPU pour une approche proactive de l’autonomie », communiqué de la CPU, mai 2019), les évolutions substantielles des missions des enseignants-chercheurs en poste conduisant à un amenuisement du temps de recherche, le développement du financement par projets et l’accélération du rythme calendaire que cela implique. Ces évolutions des conditions pratiques de recherche relèvent à la fois de particularités nationales comme de logiques échappant au seuls cadres nationaux (préconisations de l’OCDE, politique communautaire).
La place de la recherche récente en histoire culturelle dans les programmes du secondaire et au sein de la formation continue des enseignants constitue un second enjeu. Si la question d’histoire contemporaine au programme des concours de l’enseignement en 2018-2020 place l’historiographie récente au cœur de la formation des futurs enseignants, la place des savoirs disciplinaires et de l’épistémologie au sein des plans académiques de formation tend à décroître, voire à en occuper la portion congrue au bénéfice d’autres compétences. De plus, les réformes annoncées du CAPES laissent entrevoir une possible disparition des questions au concours au profit d’une formation scientifique fondée sur les programmes du collège et du lycée. Il s’agit ainsi de réfléchir aux enjeux d’une formation des enseignants aux territoires et aux problématiques de l’histoire culturelle, ainsi qu’à la place qu’elle occupe dans les nouveaux programmes du collège et du lycée.
CHARLE, Christophe, VERGER, Jacques, Histoire des universités. XIIe-XXIe siècles, Paris, PUF, 2012.
GRANGER, Christophe, La destruction de l’université française, Paris, La Fabrique éditions, 2015.
VATIN François, VERNET Antoine, « La crise de l'Université française : une perspective historique et socio-démographique », Revue du MAUSS, 2009/1 (n° 33), p. 47-68.

mardi 23 avril 2019

La place publique, espace politique Usages, appropriations, représentations en France et dans le monde (XVIIIe-XXIe siècles)-23 mai 2019

La place publique, espace politique
Usages, appropriations, représentations en France et dans le monde (XVIIIe-XXIe siècles)
Organisée par le laboratoire de recherches historiques Rhône Alpes (LARHRA UMR 5190) et l’atelier Images-sons-mémoires

La journée se tiendra dans les locaux de l’Université Lyon 2 le 23 mai 2019
de 10 heures à 18 heures en salle des colloques: 18 quai Claude Bernard, 69007 Lyon (depuis la gare de la Part Dieu ou depuis la Gare de Perrache, Tram T1 arrêt Quai Claude Bernard)


Cette deuxième journée d’études s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherches interdisciplinaire initié par trois laboratoires le LARHRA (UMR CNRS), le CRIHAM (Université de Poitiers) et l’équipe ISOR (Centre d’Histoire du XIXe siècle Université Paris I). Y participent en particulier et sans exclusive des historiens, des géographes, des architectes, des philosophes. 
Élément fondamental des politiques d’aménagement et d’urbanisme du XVIIIesiècle à nos jours, les places sont autant des « lieux » où se déroulent des événements politiques et festifs, que des lieux de mémoire ou d’oubli dont témoignent récits, discours et images qui les mettent en scène à travers leur histoire. Elles véhiculent des symboliques et représentent des enjeux pour la démocratie.  Les places sont des espaces publics partagés, que l’on s’approprie et que l’on investit pour manifester, contester, célébrer, agir, et que le pouvoir (quel qu’il soit) configure et tente de maîtriser du point de vue spatial, urbain et politique. 

L’objectif de cette journée est d’examiner à travers différents contextes spatio-temporels la façon dont ces « lieux » sont traversés et reconfigurés par l’histoire sociale, culturelle et politique du XVIIIe au XXIe siècle. 
Programme


9h30 Accueil des participants
10 heures-10h15 Présentation de la journée Laurent Baridon (LARHRA) et Evelyne Cohen (LARHRA)
Places publiques, lieux politiques
Présidence : André Rauch (Université de Strasbourg) 
10h15-10h45 Joëlle Zask (Université de Provence) De la place comme espace public à la place comme lieu public 

10h45-11 H30 Présentation par Pierre Goetschel (réalisateur) du film Rond-Point(2010) suivi de discussion 

11 h45 -12h 15 Avner Ben-Amos (Université de Tel-Aviv) L'Espace vide? La place Rabin à Tel Aviv, lieu politique 

12h15-12h45 Débat
Déjeuner 
Représentations et histoires de places in situ
Présidence Laurent Bihl (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

14h -14h30 Pierre Allorant (Université d’Orléans) Places publiques, places politiques à Orléans, d’Arc à République.
14h30- 15h Jérôme Grevy (Université de Poitiers) " Du pilori à la Liberté. Les enjeux de la républicanisation d'une place publique de Poitiers (1822-1906) " 
15h-15h45 Joanne Vajda(ENSA Paris), Laurent Baridon, Evelyne Cohen De la transformation d’un rond-point à l'aménagement d’une « scène ouverte» : la Place de la République à Paris (2008-2018)
15h45-16h Pause
Présidence François Dubasque (Université de Poitiers)
16h-16h30 Richard Vassakos (Université de Montpellier) De Gambetta à Pétain, républicaniser, dérépublicaniser les lieux publics par la toponymie
16h30-16h45 Conclusion par Laurent Baridon 
16h30-17h30 Discussion générale sur le programme de recherche 


mardi 2 avril 2019

La BBC: exemple d’une singularité britannique-Séminaire Culture et Communication-Comité d'histoire du Ministère de la Culture

La BBC: exemple d’une singularité britannique

18 avril 2019-16 à 19 heures 
Séance animée par Evelyne Cohen avec les interventions de 

Renée Dickason, équipe de recherche EA ACE (Anglophonie : Communautés, Écritures), Université Rennes 2,

Longtemps sous l’emprise de l’esprit reithien (du nom de son premier directeur général, John Reith), la British Broadcasting Corporation ou BBC, même si elle subit périodiquement les affres d’une concurrence âpre et effrénée et tente de surmonter les épreuves liées à une crise financière pérenne, a su garder une identité forte et maintenir une image toujours très appréciée au Royaume-Uni et dans le monde entier. Emblème d’un service public convoité, véritable ambassadrice culturelle du monde britannique, la BBC, qui fait preuve d’une singularité qu’il importe de souligner, ne cesse de faire autorité tant par la qualité de ses émissions et séries phares, souvent devenues cultes, (Cathy Come Home, EastEnders, The Archers, Yes, (Prime) Minister, House of Cards, Little Britain, Fawlty Towers, Dr. Who, Happy Valley…), et qui reflètent les préoccupations culturelles, sociales et politiques du Royaume-Uni, que par les exigences éthiques et déontologiques qui sous-tendent les programmes d’information (Nationwide, Newsnight, Panorama…) ou d’éducation (Andy Pandy, Blue Peter, BBC Learning Zone…). Dans le cadre de cette intervention, nous nous arrêterons sur quelques traits saillants du modèle de la BBC, qui demeure une référence incontournable, et de la singularité qui la caractérise dans le façonnement du paysage audiovisuel britannique, dès ses balbutiements jusqu’à l’émergence des chaînes par satellite.

Simon Dawes, Institut d’études culturelles et internationales (IECI) / Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ),

Depuis les années 1980, les chercheurs en « media studies » britanniques ont privilégié une histoire critique de la régulation audiovisuelle britannique en termes de processus de « privatisation », analysant le changement de logique par rapport à l’intervention de l’État et au rôle de la BBC, et le passage du principe de « service public » et d’intérêts des citoyens à celui du marché et de l’intérêt des consommateurs.[…] En dépit de l’efficacité de cette approche pour comprendre les grandes tendances historiques, il y a un écart entre la théorie d’un service public et la réalité de ce que la BBC représente, ainsi qu’un manque de réflexivité théorique et méthodologique dans la plupart des critiques contemporaines portant sur la régulation et l’histoire des médias. […]
Nous avons donc [pour notre part] mené un travail d’analyse diachronique d’un large corpus de documents réglementaires de l’audiovisuel depuis les années 1920 jusqu’à aujourd’hui (Dawes, 2017). Cette recherche, en tant que réflexion épistémologique sur les enjeux de l’histoire de la régulation audiovisuelle en fonction de la dichotomie « public-privé », nous permet de critiquer la notion même de « service public », et de proposer des alternatives pour un audiovisuel « pour le public et par le public ».

Gaël Villeneuve, Institut supérieur de communication – Laboratoire Communication et Politique du CNRS,

L’audiovisuel des individus : la BBC, paradigme libéral de l’audiovisuel public.
Lorsque la radio surgit dans les années 1920, les États décident presque partout que les ondes hertziennes, prérogatives du pouvoir régalien, seront le moyen par lequel la nation se parlera à elle-même – quitte à tolérer sous conditions variables un voisinage public / privé. La Grande-Bretagne ira plus loin : la BBC, rien que la BBC, toutes les ondes sont à elles pour éduquer, informer et distraire. Pendant ce temps, à Moscou, Rome et Berlin, naît dans certains esprits un autre paradigme radiophonique – dans lequel la participation de la radio à la cohésion nationale passe moins par l’émancipation individuelle que par la transmission de la parole du maître.


Les séances se tiennent à la Maison Suger (FMSH), 16-18 rue Suger, 75006 Paris de 16h à 19h [plan]
Inscription obligatoire (libre et gratuite dans la limite des places disponibles) en remplissant le formulaire
Informations :
comitehistoire@culture.gouv.fr

dimanche 17 mars 2019

Culture et communication-Mondialisation et américanisation de la Culture

La prochaine séance se tiendra Jeudi 21 mars 2019 de 16 heures à 19 heures à la maison Suger
 (FMSH), 16-18 rue Suger, 75006 Paris de 16h à 19h [plan]
Inscription obligatoire (libre et gratuite dans la limite des places disponibles) en remplissant le formulaire
Ce séminaire est placé sous la direction scientifique d’Évelyne Cohen, professeure des universités, Enssib/LARHRA (UMR CNRS 5190) et réalisé en partenariat avec l’Institut National de l’Audiovisuel (INA).
Il est ouvert à un public double : les spécialistes, chercheurs en sciences de l’information et de la communication ou en histoire et sociologie de la culture et leurs étudiants ; mais aussi le cercle plus large des professionnels intervenant dans le domaine des médias, des politiques et de la médiation culturelle
Il est ouvert à un public double : les spécialistes, chercheurs en sciences de l’information et de la communication ou en histoire et sociologie de la culture et leurs étudiants ; mais aussi le cercle plus large des professionnels intervenant dans le domaine des médias, des politiques et de la médiation culturelle.
Mondialisation et « américanisation » de la culture
21 mars 2019
avec Marie-France Chambat Houillon, Université Paris III – CEISME et Labex ICCA,

La présentation a pour ambition de tenter de saisir les reconfigurations du périmètre de la culture et de ses représentations dans les programmes de la télévision française d’hier et d’aujourd’hui. Au moyen d’exemples, il s’agira de savoir si ces mutations, en termes de contenu mais également en termes de formes ou de dispositifs, s’inscrivent dans ce que de nombreux auteurs ont identifié comme un processus d’américanisation (ou de mondialisation) de la télévision française

 avec Olivier Donnat, ministère de la Culture – DEPS.

L’intervention portera sur les transformations des modes de consommations des programmes de télévision lors des dernières décennies, notamment au cours des années 1980 qui font figure de période charnière : progrès du multi-équipement des ménages en téléviseurs, diffusion massive du magnétoscope et de la télécommande, allongement de la durée des programmes, apparition de chaines privées et de l’abonnement (Canal+), et surtout augmentation spectaculaire de la durée d’écoute. A travers ces profondes mutations, se dessinent les grands traits de la « culture de l’écran » qui se généralisera avec l’arrivée de la technologie numérique.