jeudi 18 février 2010

Séminaire Télévision, source, objet, écriture de l'histoire


MASTER MEDIATION CULTURELLE (Sorbonne nouvelle- Paris 3) –

MASTER HISTOIRE ET CIVILISATIONS COMPAREES (Denis Diderot Paris7)

à l’université Paris Diderot Paris 7, UFR GHSS, Immeuble Montréal, dalle des Olympiades, salle 187, 1er étage ( à la hauteur du 101 rue de Tolbiac – 75013 Paris, prendre l’escalier mécanique qui monte sur la dalle des Olympiades). Métro Olympiades. Suivre le parcours fléché


SEMINAIRE Télévision : sources, objet, écriture de l'histoire/ « Cultures télévisuelles » -

vendredi 19 février 2010 10 heures-12 heures 30

Invité : Didier Sapaut Ancien directeur général de la chaîne histoire

LA SEANCE PORTERA SUR LE PAYSAGE AUDIOVISUEL DES 30 dernières années. VOUS POUVEZ PREPARER VOS QUESTIONS



Extrait d'un entretien ACCORDE PAR DIDIER SAPAUT au club des normaliens dans l'entreprise

Didier Sapaut (1970 L)


"Quel a été votre parcours depuis le début de vos études ?

Lorsque je suis entré à l’Ecole en 1970 comme historien, je voulais vraiment faire de l’histoire. J’ai passé l’agrégation en 1972 mais les carrières dans l’enseignement supérieur paraissaient très bouchées. J’ai donc décidé de passer l’ENA qui était à cette époque au maximum de son prestige. A la sortie de l’ENA, en 1977, je suis devenu sous-préfet, comme je le désirais. J’ai pu être sur le terrain, diriger des gens, travailler au maintien de l’ordre avec les forces de police: à l’époque la décentralisation n’avait pas encore eu lieu, le préfet était le réprésentant de l’Etat dotés de grands pouvoirs. J’ai un très bon souvenir du terrain. Au bout de quatre ans, nous avions une obligation de mobilité qui nous conduisait à passer deux ans dans un autre corps que le nôtre.

C’est ce qui vous a poussé vers le monde des médias...

Au printemps 1981, je suis devenu adjoint au chef du service d’information et de diffusion du Premier Ministre et j’ai découvert le monde de la communication. J’ai souhaité poursuivre dans les services chargés de la tutelle de la Radio-Télévision. En juillet 1982, je suis devenu le chef du département de la tutelle financière de la Radio-Télévision publique qui s’occupait de la redevance, des budgets. Il s’agissait d’un poste opérationnel, les marges de manœuvre étaient importantes.

Au bout de trois ans, en 1985, j’ai été appelé par la présidente de FR3 Jeannine Langlois qui m’a demandé d’être son directeur de cabinet. Ce fut très intéressant, par exemple, nous avons créé le 19-20. En mars 1986, le nouveau gouvernement a décidé de changer la loi sur l’audiovisuel, les présidents de chaîne donc ont changé. Je suis retourné dans mon ancien service, je suis devenu sous-directeur de l’audiovisuel au Service juridique et technique de l'information. Au début des années 1990, je suis reparti à la Sofirad, Société financière de radio diffusion, entreprise publique qui devait gérer la participation de l’Etat dans les médias périphériques ou étrangers comme Radio Monte Carlo. Au bout d’un an, Hervé Bourges, le président de la Sofirad, a été nommé président d’Antenne 2 et FR3 et m’a demandé de le suivre. Je suis devenu secrétaire général de la présidence. En 1992, j’ai activement participé à la création de France Télévisions. Je suis resté 6 ans au total sous trois présidents. En 1995 je suis devenu directeur du développement de France Télévisions : je me suis occupé de la création de nouvelles chaînes, du multimédia, des sites Internet, de TPS, d’Euronews.

Jusque là, vous aviez toujours travaillé dans la sphère publique.

Oui, mais en avril 1997, j’ai quitté France Télévisions, appelé par TF1. Ce fut un grand changement : quand on quitte la sphère publique, les méthodes de fonctionnement sont très différentes et plus performantes. Je suis devenu directeur général de TF1 International, c'est-à-dire de la branche distribution de TF1 où l’on finançait des films et on les distribuait à l’étranger.

Au bout de cinq ans, je suis revenu travailler à la présidence : de 2003 à 2004, je me suis occupé de la création de France 24. En 2004, j’ai appris que la chaîne Histoire, chaîne sur laquelle j’avais travaillé en tant que directeur du développement de France Télévisions, était mise en vente. Je me suis occupé de son rachat par TF1 puis j’en ai pris la direction générale et la direction des programmes. Ceci constitue évidemment une situation extraordinaire pour un Normalien dans une entreprise privée. Je suis également producteur de l’émission hebdomadaire Le Journal de l’histoire.

Pourquoi vous êtes vous orienté vers l’entreprise plutôt que de vous consacrer à l’enseignement ?

Pour moi, le choix de l’entreprise était celui d’être le plus opérationnel possible, d’avoir des objectifs et de prendre les moyens de les atteindre. C’était aussi le choix de mener des hommmes, car j’aime diriger des équipes".


dimanche 31 janvier 2010

Séminaire "Imaginaire de la bibliothèque"


La première séance du séminaire "Imaginaire de la bibliothèque" aura lieu samedi 6 février 2010 de 9h à 12h :
"Bibliothèque et inconscient"
Modérateur : Evelyne Cohen, Professeure, Histoire et anthropologie culturelles XXe siècle, Enssib
Paul-Laurent Assoun (Professeur de Sciences humaines cliniques à l’université Paris Diderot) : Le corps du livre ou le fantasme bibliothécaire.
Denis Bruckmann (Directeur général adjoint - Directeur des collections de la BnF) : Pour une psychanalyse de la Bibliothèque.
Paul-Laurent Assoun : "La bibliothèque, ce lieu où le livre prend place, pose la question du corps en sa dimension symbolique, plus précisément en une conjoncture où réel et symbolique sont des plus étroitement liés, jusqu’en leur prolongement imaginaire. Ce n’est seulement l’entrepôt, mais le topos où, se rassemblant, les livres prennent corps. Mais de quel corps s’agit-il ?
La question « qu’est-ce qu’une bibliothèque ? » -- en son réel inconscient -- redouble la question « qu’est- ce qu’un livre ? » Ce n’est pas une somme de livres – quoique cela donne lieu à inventaire, d’une collection --, mais le lieu de rassemblement où le livre (biblios) se met à prendre corps. Le savoir de l’inconscient est là requis pour questionner ce corps, ensemble architectonique de « volumes » qui questionne tant la pulsion bibliophilique que le désir social de l’institution livresque.
En ouvrant un livre, en pénétrant dans une bibliothèque, on entre dans l’enclos d’un fantasme qu’il s’agit de situer avec précision avec les ressources de la métapsychologie freudienne – non comme une vague imagination mais comme une formation inconsciente. On procèdera donc en comprenant de quoi le fantasme livresque touche à la curiosité infantile dont le livre devient le visa. C’est ce qui permet de dégager la signification de la bibliothèque comme une éminente figure de l’Autre, ce dont s’est avisée l’écriture littéraire (de Borges à Eco). En miroir, la « bibliomanie » (titre du tout premier texte de Flaubert) fournira l’éclairage de la clinique de l’inconscient : on sait que Bouvard et Pécuchet sont des naufragés de la bibliothèque, qui se révèle alors la référence encyclopédique d’une passion singulière nommée ignorance où l’autodidacte trouve son fétiche.
Tout cela réinterroge le désir du bibliothécaire – peu investigué jusque là – et, au-delà le désir de bibliothèque, entre pulsion de savoir et désir du maître."

Le séminaire se déroule à la BnF, site François Mitterrand, hall Est, Salle 70.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

dimanche 17 janvier 2010

Séminaire Une semaine ordinaire de télévision en 1967 -Reprise-

Séminaire initié par Evelyne Cohen (Enssib-Université de Lyon) et Myriam Tsikounas (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

En collaboration avec Jean-Michel Rodes (INA) et André Rauch (Strasbourg 2)

Le séminaire Une semaine ordinaire de télévision en 1967 reprend ses travaux . L’année 2007-2008 a été consacrée aux programmes de la télévision du 23 au 30 septembre 1967. En 2008-2009, nous avons reçu des professionnels de l’ORTF (Ange Casta, Daniel Karlin, Alexandre Tarta, Marianne Lecène) dont nous avons enregistré les propos.

En 2010 , nous organisons deux journées d’études qui auront pour thème :

· Vendredi 22 janvier : La télévision citoyenne

· Vendredi 9 avril 2010 : Une télévision circulante, trans-genres, trans-fonctions, trans-médias . Cette journée se déroulera sous forme de 3 table rondes animées par Marie-France Chambat, Pascale Goetschel, Jean-Michel Rodes

Lors de ces deux journées, Danielle Tartakowsky assurera la synthèse des débats.

Journée du Vendredi 22 janvier 2010 : La télévision citoyenne 9h30-17 heures

Lieu : Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne salle 216, 12 place du Panthéon 75005 salle 216

Présidence André Rauch

9 h30 André Rauch Introduction et présentation du séminaire

10 h Catherine Bertho Lavenir Télévision et américanisation à la fin des années 60(influences américaines)

10 H45 Marie-Françoise Lévy Jean d’Arcy et l’Europe

11h 15 Discussion

12 h30 Déjeuner

14 H Merryl Moneghetti "Une semaine ordinaire vue par Morvan Lebesque, téléchroniqueur à L'Express : rituel et routine de l'évaluation critique ?"

14 H45 Myriam Tsikounas et Jean-Michel Rodes Le droit formateur des citoyens (En votre âme et conscience)

15h45 Evelyne Cohen Les campagnes électorales (législatives) de 1967

16 h 15 Danielle Tartakowsky : observations et synthèse

Journée du Vendredi 9 avril 2010 : Une télévision circulante, trans-genres, trans-fonctions, trans-médias Débat avec les auteur-e-s 9 heures 30-17 heures

Lieu : Université Paris1-Panthéon-Sorbonne salle 216

Table ronde 1 (animateur Pascale Goetschel)

· Programmation (grilles ; publics cibles)-Diffusion -réception (courriers ; premières mesures d’audience)

Table-ronde 2 (animateur Marie-France Chambat)

· Les grandes figures de cette télévision : les célébrités, les petites actrices, les sportifs, la jeunesse, les enfants, etc. ; les professionnels, les speakerines

Table-ronde 3 (animateur Jean-Michel Rodes)

· Les circulations : d’un média à un autre (A. Rauch La télévision à la lumière de la presse); d’un pays à un autre ; entre les genres

Observations : Danielle Tartakowsky

Perspectives de publication : Evelyne Cohen et Myriam Tsikounas

dimanche 20 décembre 2009

Le Temps des médias n°13 vient de paraître


http://www.histoiredesmedias.com/-13-La-television-la-quete-de-l-.html

Dossier : Télévision, la quête de l’indépendance

Territoires d’études



lundi 14 décembre 2009

La ville à la trace, séminaire interdisicplinaire

LA VILLE À LA TRACE

LIEUX DE LA MÉMOIRE URBAINE

Séminaire interdisciplinaire

Histoire-géographie-ethnologie-sociologie-psychanalyse-architecture

Pôle Pluriformations Sciences de la ville - Université Paris Diderot (Paris 7)

Sous la responsabilité des codirecteurs du Pôle

Paul-Laurent ASSOUN Professeur Université Paris Diderot (Paris 7), directeur de l’équipe « Corps, pratiques sociales et anthropologie psychanalytique », CRPM

Pascal DIBIE Maître de conférences Paris-7, Délégué des relations culturelles de l’Université avec la Ville

et d’Evelyne COHEN Professeur d’Histoire et anthropologie culturelle du XXe siècle, ENSSIB Université de Lyon, co-directrice du Centre Gabriel Naudé

LIEU : Université Paris Diderot (Paris 7), Immeuble Montréal, 101-103 rue de Tolbiac, 75013 Paris. Salle 187, premier étage. Accès possible par la Dalle des Olympiades.

DATES : Vendredi 9H30-12H une séance mensuelle à partir du 15 janvier 2010

Pour aller à la salle : aller au deuxième étage du bâtiment (côté rue Nationale), suivre les flèches 187 à droite en sortant de l’ascenseur. Au bout du couloir à angle droit, redescendre d’un étage.

Le séminaire directeur du Pôle pluriformations Sciences de la ville, qui a vocation à élaborer une problématique et une méthodologie d’encadrement de la recherche dans le domaine des « sciences de la ville », avec le concours des diverses disciplines engagées dans cette structure de recherche et à contribuer à l’échange sous forme de rencontres de travail des enseignants-chercheurs et doctorants, poursuit pendant l’année 2009-2010 son investigation. Cette année, l’ouverture du séminaire se confirme avec la mise en dialogue avec les équipes de recherche de l’Université Paris-1 et d’écoles d’architecture.

Les acquis de l’année 2007-2008 sur le corps de la ville, misant sur les ressources pluridisciplinaires de la métaphore, en créant un espace d’échange particulièrement fécond entre les divers discours et méthodologiques disciplinaires visant la ville en sa réalité complexe, ont fait sentir la nécessité de progresser dans une nouvelle direction : celle de l’interaction, au cœur de la réalité urbaine, entre spatialité et historicité. La réalité vivante de la ville présente en effet à la fois une spatialisation de la mémoire et la production de ce que l’on peut appeler lieux mémoriels.

L’année 2008-2009 a donc développé une nouvelle métaphore porteuse, celle du lieu de mémoire comme caractéristique de l’ « urbanité ». Plus précisément, c’est la notion de trace qui a été mobilisée, en sa polysémie révélatrice : à la fois comme empreinte, marque, indice et vestige. Ce séminaire ayant été interrompu en cours d’année, il s’agit en cette année 2010 de se remettre… sur la trace des acquis, en présentant les exposés prévus et en en programmant de nouveaux.

La « trace » désigne quelque chose qui perdure, demeurant toujours présent, fût-ce de façon infime et invisible, mais signalant le « passage » d’un objet, organisant donc une dialectique complexe et passionnante entre visible et invisible – qui exige des chercheurs en sciences de la ville de se transformer en « limiers », cherchant l’écriture de la ville à travers son réseau convergent d’indices, à travers les « cicatrices » laissées par le devenir …

Comment la mémoire d’une ville perdure-t-elle ? On le devine, la réponse à cette question concrète, à l’horizon de la recherche urbaine, suppose une déconstruction patiente en montrant comment se répartissent et interagissent les aspects structuraux et les aspects historiques, les villes étant sans cesse en devenir, mais traduisant de troublantes rémanences structurales – ce qui implique la dimension inconsciente, familière de cette rémanence des « traces mnésiques », au plan individuel et collectif.

La question du XIIIe arrondissement qui a servi d’objet-pilote à l’unité de recherche montre clairement la nécessité de prendre en compte la spécificité de l’histoire et la rémanence de lieux symboliques. La question se trouve là élargie au champ tout entier d’une science interdisciplinaire de la ville : comment les historiens, les géographes, les architectes, les psychanalystes, les littéraires, les sociologues, les ethnologues, les philosophes, les médecins construisent-ils leurs chemins d’accès à la ville ?

Bref, suivre la ville à la trace suppose de l’interroger à partir de son tracé, inséparablement matériel et symbolique.

Le séminaire réunira, lors de 6 séances annuelles, les responsables d’axes de recherche, en compagnie des directeurs de recherche et des doctorants correspondant à ces axes. Il a donc vocation à proposer, à l’occasion de cette offre, des « traverses » thématiques entre les écoles doctorales du secteur LSH. Il s’agit d’un lieu de rencontre de la communauté de recherche « sciences de la ville » où se trouve élaborée la problématique générique inter-disciplinaire et illustrée par les thématiques correspondantes. Il sera de plus ouvert aux participants désireux de contribuer à cet effort, dans un souci d’échange au sein du secteur LSD, à Université Paris Diderot (Paris 7) et avec ses interlocuteurs. Il est également ouvert, conformément à la dynamique du champ, à quiconque est désireux de s’impliquer dans cet effort de recherche, à partir de ses préoccupations et de son champ disciplinaire ou d’activité propre.

PROGRAMME DU SÉMINAIRE 2010

LIEU : Université Paris Diderot (Paris 7), Immeuble Montréal, 101-103 rue de Tolbiac, 75013 Paris. Salle 187, premier étage. Accès possible par la Dalle des Olympiades.

DATES : Vendredi 9H30-12H une séance mensuelle à partir du 15 janvier 2010

Séance 1 – 15 janvier 2010

1/ Présentation du séminaire par les co-responsables du séminaire et du PPF, Evelyne Cohen, Paul-Laurent Assoun et Pascal Dibie « La ville à la trace » : enjeux et problématique » (suite et fin)

2/ Aurélia MICHEL, chercheuse au SEDET (« Sociétés en développement dans l’espace et le temps ») Paris Diderot (Paris 7), « VIVRE EN VILLE, VIVRE EN SOCIÉTÉ »

Séance 2 – 12 février 2010

Paul-Laurent ASSOUN, Professeur Université Paris Diderot « « TRACE MNÉSIQUE » ET RÉPÉTITION HISTORIQUE : RÉEL ET SYMBOLIQUE INCONSCIENTE DE LA VILLE CHEZ MARX, FREUD ET LACAN » (avec la participation des chercheurs dans l’axe « Psychopathologie et sciences de la ville »)

Séance 3 – 12 mars 2010

Evelyne COHEN, Professeure d’Histoire et anthropologie culturelle du XXe siècle ENSSIB Université de Lyon, co-directrice du Centre Gabriel Naudé

« TRACE, HISTOIRE ET MÉMOIRE EN VILLE »

Séance 4 – 16 avril 2010

Cristel PINÇONNAT Maître de conférences Littérature, UFR LAC, Université Paris Diderot

« JUNGLE DES VILLES : TOPOGRAPHIE SOUS MENACE »

Séance 5 – 7 mai 2010

André DEL Responsable de l’espace culturel des conceptions architecturales et urbaines, Ecole d’architecture Val de Seine

« LA TRACE CARTOGRAPHIQUE ET DOCUMENTAIRE »

Françoise GAILLARD, Professeur émérite Philosophie, UFR LAC, Université Paris Diderot

Titre à préciser

Séance 6 – 11 juin 2010 BILAN du séminaire, projets, publications

Perspectives pour l’année 2010-2011

Une semaine ordinaire de télévision en 1967(reprise)

Séminaire « Une semaine ordinaire de télévision en 1967 » -Quelques propositions

Séminaire initié par Evelyne Cohen (Enssib-Université de Lyon) et Myriam Tsikounas (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).

En collaboration avec Jean-Michel Rodes (INA) et André Rauch (Strasbourg 2)

Journée du Vendredi 22 janvier 2010 : La télévision citoyenne 9h30-17 heures

Lieu : Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne salle 214

Présidence André Rauch

· Catherine Bertho Lavenir Télévision et américanisation à la fin des années 60(influences américaines)

· Marie-Françoise Lévy Jean d’Arcy et l’Europe

· Evelyne Cohen Les campagnes électorales (législatives) de 1967

· Myriam Tsikounas et Jean-Michel Rodes Le droit formateur des citoyens (En votre âme et conscience)

Journée du Vendredi 9 avril 2010 : Une télévision circulante, trans-genres, trans-fonctions, trans-médias Débat avec les auteur-e-s 9 heures 30-17 heures

Lieu : Université Paris1-Panthéon-Sorbonne salle 214

Table ronde 1 (animateur Pascale Goetschel)

· Programmation (grilles ; publics cibles)-Diffusion -réception (courriers ; premières mesures d’audience)

Table-ronde 2 (animateur Marie-France Chambat)

· Les grandes figures de cette télévision : les célébrités, les petites actrices, les sportifs, la jeunesse, les enfants, etc. ; les professionnels, les speakerines

Table-ronde 3 (animateur Jean-Michel Rodes)

· Les circulations : d’un média à un autre (A. Rauch La télévision à la lumière de la presse); d’un pays à un autre ; entre les genres

Observations : Danielle Tartakowsky

Perspectives de publication : Evelyne Cohen et Myriam Tsikounas

dimanche 11 octobre 2009

Séminaire L'imaginaire des bibliothèques

""LES IMAGINAIRES DE LA BIBLIOTHEQUE"

De février à mai 2010, quatre séances de
SEMINAIRE de DOCTORATsont organisées par
l'Ecole doctorale « Arts et Médias » Université Sorbonne nouvelle-Paris 3
en collaboration avec
-
la Bibliothèque Nationale de France et
-l'Ecole doctorale « Connaissance, Langage, Modélisation », Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense (ED 139)
-l'Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques ( enssib-Lyon), Master 2 « Livre et savoirs »

Lieu : BNF, salle 70

PROGRAMME : L’objet de ce séminaire est d’explorer l’imaginaire de la bibliothèque, ses liens à l’Etat, au corps, à l’Eros, à l’inconscient, à la mort, mais aussi au pouvoir, à l’écriture, la cité, sous un angle interdisciplinaire, associant l’histoire, la philosophie, la littérature, la psychanalyse et l’esthétique. Les séances confronteront les points de vue venus du monde des bibliothèques (conservateurs) et des contributions issues de la recherche universitaire (enseignants, doctorants, chercheurs).

Séance n°1 : 6 février 2010
Bibliothèque et inconscient
Invités
- Paul-Laurent Assoun, Professeur à l’université Paris Diderot, psychanalyste,
Le corps du livre ou le fantasme bibliothécaire"
- Denis Brückmann, conservateur général, Directeur des collections à la Bnf.
Modérateur : Evelyne Cohen,Professeure, Histoire et anthropologie culturelles XXe siècle, Enssib
La bibliothèque, ce lieu où le livre prend place, pose la question du corps en sa dimension symbolique, plus précisément en une conjoncture où réel et symbolique sont des plus étroitement liés, jusqu’en leur prolongement imaginaire. Ce n’est seulement l’entrepôt, mais le topos où, se rassemblant, les livres prennent corps. Mais de quel corps s’agit-il ?La question « qu’est-ce qu’une bibliothèque ? » -- en son réel inconscient -- redouble la question « qu’est- ce qu’un livre ? » Ce n’est pas une somme de livres – quoique cela donne lieu à inventaire, d’une collection --, mais le lieu de rassemblement où le livre (biblios) se met à prendre corps. Le savoir de l’inconscient est là requis pour questionner ce corps, ensemble architectonique de « volumes » qui questionne tant la pulsion bibliophilique que le désir social de l’institution livresque.

En ouvrant un livre, en pénétrant dans une bibliothèque, on entre dans l’enclos d’un fantasme qu’il s’agit de situer avec précision avec les ressources de la métapsychologie freudienne – non comme une vague imagination mais comme une formation inconsciente. On procèdera donc en comprenant de quoi le fantasme livresque touche à la curiosité infantile dont le livre devient le visa. C’est ce qui permet de dégager la signification de la bibliothèque comme une éminente figure de l’Autre, ce dont s’est avisée l’écriture littéraire (de Borges à Eco). En miroir, la « bibliomanie » (titre du tout premier texte de Flaubert) fournira l’éclairage de la clinique de l’inconscient : on sait que Bouvard et Pécuchet sont des naufragés de la bibliothèque, qui se révèle alors la référence encyclopédique d’une passion singulière nommée ignorance où l’autodidacte trouve son fétiche.

Tout cela réinterroge le désir du bibliothécaire – peu investigué jusque là – et, au-delà le désir de bibliothèque, entre pulsion de savoir et désir du ma
Séance n° 2 : 6 mars 2010
"Bibliothèque et pouvoir"
Invités
-Robert Damien, Professeur de philosophie, Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, " Bibliothèque et pouvoir, un concubinage notoire "
-Anne-Marie Bertrand , conservateur général, directrice de l’Enssib, auteur de (dir.)
Lire ensemble, vivre ensemble Bibliothèques et laïcité, 2005 :« La bibliothèque, pouvoir institutionnel, violence institutionnelle ? »
Modérateur : Thierry Ermakoff, conservateur en chef, responsable du département du service aux Bibliothèques, Enssib
Site François Mitterrand, hall Est, Salle 70, entrée libre dans la limite des places disponibles.


séance n° 3 27 mars 2010
"La bibliothèque et la cité "
- Michel Melot, conservateur général honoraire, auteur du rapport
Propositions pour une Grande Bibliothèque : rapport au Premier ministre, 30 novembre 1988
- Dominique Perrault, architecte, Agence internationale d’architecture, d’urbanisme et de design, ( sous réserve)
Modérateur : Catherine Bertho Lavenir, Professeur, histoire contemporaine, Université de la Sorbonne nouvelle, Ecole doctorale « Arts et médias »

Séance n° 4 29 mai 2010
"Bibliothèque et écriture"
- Pierre Bergounioux, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, écrivain, enseignant à l’Ecole supérieure des beaux-Arts, auteur de
Carnets de notes. Journal, 1970-1990, 2006
- Valérie Tesnière, Conservateur général, directrice de la BDIC
Modérateur : Robert Damien, Professeur de philosophie, Université Paris Ouest Nanterre, directeur de l’Ecole doctorale « Connaissance, Langage, Modélisation «